mercredi 11 décembre 2013

'77 - Maximum Rock 'n' Roll

Mais qu'est-il arrivé à ces espagnols si prometteurs ? Bien que grandement influencé par AC/DC période Bon Scott, leur premier album "21st Century Rock" m'avait bien plu et leur prestation live m'avait fait taper du pied sans aucune retenue. La copie est rarement aussi convaincante que l'original et je n'avais été qu'à moitié convaincu par leur deuxième opus "High Décibels" qui montrait déjà quelques signes de faiblesse. Troisième livraison donc pour les catalans et un album que l'on connait déjà sans l'avoir écouté. Le son vintage est toujours là mais Armand Valeta au chant est vraiment limite sur certains morceaux. Et lorsqu'ils décident de plagier en plus Status Quo (Maximum Rock 'n' Roll) en y ajoutant une touche de boogie, je dis STOP et je retourne écouter les américains de Rhino Bucket ou les suisses de Krokus qui font ça 100 fois mieux. Un groupe comparable à un tribute band tout au plus !
 
 
2/5
 
arno Jaffré

mardi 10 décembre 2013

Lita Ford - The Bitch is back...live

Son dernier album "Living Like a Runaway" sorti en 2011 nous avait rassuré sur la suite que la belle américaine voulait donner à sa carrière. Enregistré en Octobre 2012 à Agoura hills en Californie, ce live composé de 12 titres fleure bon le Hard FM (avec quelques relents Heavy par moments). Vocalement irréprochable, l'ex-Runaways retrouve sa voix qui donnait tout son charme aux albums "Lita" et "Stiletto". L'ambiance club et un line-up d'expérience font de ce nouvel opus une totale réussite (seul la balade "Close My Eyes Forever" chanté à l'époque avec Ozzy Osbourne manque un peu de piquant). Et pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore cette excellente guitariste, je vous invite à visionner le biopic sorti en 2010 "The Runaways" avec Kristen Stewart et Dakota Fanning. Lita Ford est de retour et nous le fait savoir d'une bien belle manière !
 
 
4/5
 
arno Jaffré

dimanche 8 décembre 2013

Magoa - Topsy Turvydom

Fer de lance de la vague Metalcore / Deathcore française, les très prolifiques Magoa reviennent avec "Topsy Turvydom" nous pulvériser les tympans. Avec cette nouvelle galette sortie au mois de Novembre chez Klonosphere / Season Of Mist, ils enchainent breaks surpuissants et riffs ultra calibrés. Sans atteindre la perfection (quoique sur certains morceaux, ils n'en sont pas loin), ils ont là de quoi tenir la dragée haute à certains poids lourds du genre. Un son "à la Bring Me the Horizon" sans le côté putassier et racoleur, une production explosive, sans oublier au delà de l'aspect musical, un artwork très réussi et vous obtenez un opus suffisamment riche pour avoir envie d'y retourner.
Ils ont le "fighting spirit" en eux et les refrains sont fédérateurs. Les growls du chanteur Cyd sont bien burnés et leur Metalcore se veut participatif et accessible comme sur le sublime "Ailleurs" qui ouvre les hostilités. 10 titres et aucune faute de goût qui vont me faire changer d'avis sur le "Métal à mèche" ! Bien que sponsorisé par Jean-Louis David (voir le clip "Betraying Grace"), ces franciliens possèdent un son résolument moderne et un groove imparable. Puissance et efficacité sont les deux mots qui décrivent le mieux cet album.

www.magoamusic.com

4/5

arno Jaffré  
 
 

lundi 2 décembre 2013

Chronique du livre : "La discothèque idéale...détournée !"

A Daily Rock, on a ce côté pratique qui nous incite à vous proposer le meilleur...et parfois le pire (on n'est pas à l'abri).
Et le meilleur en ce moment dans la catégorie "Livre Rock & Roll qui décoiffe et qui finira forcément sous le sapin", il y en a un qui m'a bien fait marrer ! Il s'agit de cet ouvrage "La discothèque idéale...détournée !" sorti cette année et qui vu le succès aura très bientôt une suite.
Robyo le dessinateur et Meurie l'infographiste s'en sont donnés à coeur joie et nous proposent 15 chroniques fantaisistes et croustillantes. Ils n'ont peur de rien et s'amusent à détourner les pochettes de disques tout en mélangeant de manière improbable tous les styles (Faire un mix de Metallica et du Muppet Show ou bien de Madonna avec The Ramones...fallait oser !). C'est très réussi, pertinent et les textes qui accompagnent ces "détournements" sont vraiment très drôles. Entre se taper la dinde aux marrons de tatie Danielle le soir de Noêl et lire un bon bouquin bien poilant devant la cheminée, pour moi...y'a pas photo !!!
Un bien bel ouvrage à commander d'urgence avant rupture du stock à l'adresse suivante : did.robyo@gmail.com et qui vous coûtera la somme de 22€.
Pour vous faire une idée et avant de l'avoir entre les mains, jetez aussi un coup d'œil sur le blog : www.discothequedetournee.blogspot.fr où vous trouverez des inédits et quelques anecdotes.

arno Jaffré 

dimanche 1 décembre 2013

Calling Of Lorme - Pygmalion

J'ai pour habitude de ne pas vivre avec des œillères et lorsque je reçois un album à chroniquer, je l'écoute attentivement quelque soit le style, de manière à être le plus juste possible. Et parfois, il faut bien avouer que je me retrouve totalement dérouté et franchement j'adore ça !
Pour moi le Métal Indus se résume à Rammstein, qui il faut bien le dire écrase toute la concurrence. Que ce soit sur support CD ou bien en live, les allemands n'ont plus grand chose à prouver. Dans l'Hexagone, à ma connaissance, aucun groupe n'est capable de rivaliser avec la bande à Till Lindemann. Et bien, cela pourrait changer (toute proportion gardée bien évidemment) avec le combo français Calling Of Lorme.
L'artwork très réussi nous rappelle la toile d'Eugène Delacroix "La liberté guidant le peuple", revisitée de manière futuriste et cet opus est semble t-il conçu à la manière d'un concept album.
Les influences sont présentes et marquent de façon irrémédiable le contenu mais le talent des marseillais est d'y apporter une touche personnelle (à travers une orchestration synthétique et une froideur inquiétante) sans trop vouloir forcément bousculer les codes du genre.
C'est puissant par moments, agressifs par d'autres et surtout ultra-efficace. La richesse de cet album se révèle surtout grâce aux nuances ajoutées à des moments stratégiques (effets électro, chant féminin, diversité des voix masculines...).
Pour un premier album, ce line-up phocéen réussit là une sacrée performance et démontre leur fort potentiel. Le résultat est un disque dense, équilibré et aussi efficace que les passements de jambe de Lionel Messi.
Marquage à la culotte obligatoire donc sous peine de passer à côté d'un groupe qui risque de faire longtemps parler de lui.
Remerciements à Black Wave Promotion pour l'envoi du CD (tellement rare que c'est à signaler).

www.callingoflorme.com

4,5/5

arno jaffré 

mercredi 27 novembre 2013

Live report : Buckcherry - Le Forum, Vauréal (95) - 20/11/2013

La dernière fois que les californiens de Buckcherry nous avaient rendus visite, c'était au Hellfest en 2009 ! Quatre ans d'attente pour les revoir enfin poser leurs valises en France. Autant vous dire que le déplacement était fortement recommandé pour cette seule date dans notre pays !

Tout d'abord un mot sur les conditions rencontrés par les américains lors de leur passage. Leur tour bus étant tombé en panne à Berlin, ils sont annoncés avec 2 heures et demi de retard. Le groupe Hardcore Superstar (avec qui Buckcherry partage l'affiche) décide de faire demi-tour pour les récupérer afin que le concert puisse avoir lieu le soir même. Malheureusement sans leur matériel et sans leur merchandising, l'inquiétude guette les cinq musiciens et cela se sentira lors des balances. Tout finira par rentrer dans l'ordre ensuite et c'est avec le sourire que nous accueille Stevie D (guitare) Josh Todd (chant) et le tout nouveau bassiste Kelly Lemieux (qui me confiera que son avenir n'est pas encore assuré au sein du groupe) pour un moment privilégié où nous aurons l'occasion d'échanger quelques mots et de prendre quelques photos.

Il est un peu plus de 21h quand le concert débute par le délicieusement malsain "Lit Up". Le combo californien hautement tatoué est fin prêt à nous faire oublier ces quatre années de purgatoire !
La voix de Josh Todd se bonifie dès le deuxième titre "Rescue Me" et les riffs de guitare de Keith Nelson sont francs, directs et sans fioritures. Superbement épaulés par Stevie D tout sourire, c'est carré et bien rock & roll !
Le jeu de batterie de Xavier Muriel et la ligne de basse du tout nouveau Kelly Lemieux s'enchevêtrent à merveille. Cette belle complicité entre musiciens prend tout son sens sur "All night long", un titre vraiment taillé pour la scène. Buckcherry alterne entre les gifles ("Fall", "Slamin", "Next 2 You") et les caresses ("Everything", "Sorry"). Ils ont la faculté de nous balancer des refrains énergiques et entêtants qui se dégustent comme une série de verres de Jack Daniels...cul sec !!!
Le single "Gluttony" (gourmandise) nous fait saliver et "Nothing left but tears" avec sa rythmique en béton armé et son refrain qui cartonne nous atterrit directement dans le conduit auditif !
Leur énergie est omniprésente (mais canalisée) et le très inattendu "For the Movies" va combler les fans de la première heure.
Le très explicite "Crazy Bitch" retentit et Josh Todd en profite pour présenter les musiciens. Quelques interventions judicieuses de sa part et nous avons le droit à une leçon de Hard Rock de haute volée.
En rappel, deux morceaux ("Greed" et "Wrath") du dernier album en date "Confessions" qui passent largement l'épreuve du live ! Le set touche à sa fin et des baguettes ainsi que des médiators sont lancés parmi les spectateurs...
Le groupe nous a offert un concert de Big Rock U.S dans la plus pure tradition du genre...et ça fait du bien !
Malgré un changement de bassiste qui a fait couler beaucoup d'encre, Buckcherry is still alive !!!

Set list :
- Lit Up
- Rescue Me
- All Night Long
- Fall
- Everything
- Sorry
- Slamin'
- Next 2 You
- Tired of You
- Gluttony
- Nothing Left but Tears
- For the Movies
- Crazy Bitch
----------------------------------
- Greed
- Wrath

Un grand merci à Alice Northman pour la photo.

arno Jaffré
      

dimanche 24 novembre 2013

Live report : Festival Fraggle Rock - 15/16 Novembre 2013 - Les Herbiers (85).

 
Pour fêter leur 20 ans d'existence, l'asso Turbulences n'avait pas fait les choses à moitié en organisant un festival digne de ce nom. Organisé à l'espace Herbauges aux Herbiers (85), la première journée s'est déroulée le 15 Novembre avec : 6 Feet Down, Opium du Peuple, The Moorings, Noid et US Bombs. La deuxième que je me suis fait un plaisir de couvrir pour vous avait donc lieu le lendemain :

Des amplis "Peugeot", un batteur/chanteur, le grand Lolo (ex-Squealer) à la guitare et un bassiste plutôt discret mais diablement efficace, pas de doute ce sont bien les HELLSCRACK qui viennent de monter sur scène !
D'entrée de jeu, l'énergie déployée par le trio nantais est contagieuse. Ces musiciens ont de la bouteille et nous balancent un show carré et musclé. Du kick-ass Rock & Roll qui sent bon par moment le bush australien.
Le groupe de Loire-Atlantique sait y faire pour mettre de l'ambiance et le set se terminera par deux excellentes reprises : "Too Drunk to Fuck" des Dead Kennedys et "Ace of Spades" de qui vous savez !

Le quatuor féminin composé de Mia Coldheart, Klara Force, Ida Evileye et Nicki Wicked autrement dit les CRUCIFIED BARBARA m'avait impressionné au dernier festival Motocultor Open Air cet été et c'est avec une certaine impatience que j'attendais de les revoir.
Les jolies suédoises (prêtes à en découdre avec le public) ne vont pas mettre longtemps à mettre tout le monde d'accord.
Une pluie de décibels et des titres aussi couillus les uns que les autres vont s'abattre sur la salle et la température jusqu'ici fort agréable va monter de quelques degrés ! Tous les hits du groupe s'enchainent et comme d'habitude la reprise de Motôrhead "Killed by Death" fera son effet. Un titre inédit sera même joué ce soir (du prochain album qui sortira en Février) et le dernier morceau sera le très efficace "Into the Fire". Encore une belle prestation de nos rockeuses préférées.

Fidèle à sa réputation de groupe de scène, TAGADA JONES ne va pas décevoir. Quelques titres à tendance Métal (qui me font penser parfois à Mass Hysteria) et d'autres plus Punk, ajoutés à cela une bonne communication avec le public et c'est parti pour une bonne heure de pogo et de sauts en tout genre. Sans jamais baisser d'intensité, les bretons nous régalent et le public chaud bouillant le lui rend bien. Si leur musique s'avère plutôt dispensable sur CD (c'est un avis personnel) elle prend tout son intérêt en live.

Si on devait comparer AIRBOURNE à un phénomène climatique, ce serait très certainement à un tsunami. T'as été prévenu de son arrivée et tu as pris toutes les précautions nécessaires mais tu es toujours surpris dans prendre autant in your face !
Leur marque de fabrique est de tout donner sur scène comme si cela devait être le dernier concert de leur existence.
Joêl O'Keefe est un vrai leader, harangue la foule et se permet toutes les folies au point d'éclipser les autres membres du groupe. Comme à son habitude, il se fracasse le crâne avec quelques canettes de bières, traverse le public sur les épaules d'un roadie pour s'installer le temps d'un solo sur la régie, pour ensuite revenir sur scène...Ouf !!! Musicalement parlant, les australiens piochent dans leurs quatre albums pour nous offrir un vrai best of avec des titres aussi accrocheurs que "Too Much, Too Young, Too Fast", "No Way But The Hard Way", "Raise The Flag" ou bien "Live It Up" tiré du dernier opus "Black Dog Barking".
Un show court (1h10 il me semble) mais d'une intensité rare et votre serviteur sort de la salle conquis, séduit, enchanté, ravi, réjoui, captivé et fasciné par autant de générosité.
Il est temps pour moi d'aller recharger les batteries...direction le bar !

Un grand merci à l'asso Turbulences pour cette soirée et à Daily Rock pour l'accréditation.

arno Jaffré