lundi 9 février 2015

[Interview] TERRY ILOUS - Février 2015

 
Accompagné par Jeff Scott Soto (Talisman, Journey, Soto) et le guitariste Jorge Salan, le chanteur de XYZ et de Great White donnera trois concerts en France au mois de février. Entretien avec ce chanteur aussi talentueux qu'attachant :

Daily Rock France : Pour nos lecteurs qui ne te connaissent pas encore, peux tu résumer ton parcours ?

Terry Ilous : J'ai grandi à Paris, plus précisément à la Courneuve puis ensuite à Lyon à partir de l'âge de sept ans. Après avoir chanté dans de nombreux groupes locaux, et sans avoir vraiment de succès, je suis parti à Los Angeles avec un ami lyonnais Pat Fontaine. Nous avons multiplié les boulots pour payer notre loyer et nous répétions la nuit. Nous avons finalement décroché un contrat pour le groupe que nous avions formé : XYZ. Le groupe a vendu environ 2 millions d'albums entre 1989 et 1995, puis comme tout a une fin, nous nous sommes séparés. J'ai ensuite prêté ma voix pour des productions Disney, pour la Paramount et pour des jingles pub comme Toyota ou Dr Pepper. Ensuite Great White m'a contacté et nous en sommes là aujourd'hui.

Daily Rock France : A quand remonte le déclic qui t'a pousser à choisir le chant plutôt que la guitare par exemple ?

Terry Ilous : J'ai toujours aimé chanter et je suis aussi guitariste. Mais des guitaristes, il y en avait beaucoup dans mon quartier de banlieue...mais aucun chanteur...donc le choix était plutôt facile.

Daily Rock France : Quels sont les chanteurs dont tu te sens le plus proche aujourd'hui ?

Terry Ilous : Il y a beaucoup de très grands chanteurs mais j'ai une préférence pour ceux qui chantent avec passion. Les vrais et non pas les copies. J'aime Lou Gramm (Foreigner), Paul Rodgers (Free, Bad Company), Otis Redding, Ray Charles...Je pense que la plupart des chanteurs d'aujourd'hui n'ont plus cette passion. Ils chantent très bien mais ne sont pas originaux. Ils prennent des cours de chant et c'est une bonne chose mais ils imitent souvent leurs prédécesseurs. C'est aussi pour cette raison que j'aime beaucoup Adèle, Amy Winehouse, Bruno Mars...

Daily Rock France : Avais-tu des modèles lorsque tu as commencé ?

Terry Ilous : Des modèles ? Oui tous ceux qui chantent avec passion, quelque soit leur origine. Je veux ressentir la voix et la musique sans forcément l'analyser.

Daily Rock France : Où en est ta collaboration avec Great White ?

Terry Ilous : Great White est toujours un grand groupe ici aux Etats-Unis. Nous faisons entre 50 et 72 concerts par an, devant un public très chaud ! C'est incroyable et tous les jours, je remercie Dieu et l'univers pour cette chance inouïe.

Daily Rock France : Ce n'est pas trop dur à gérer d'être sur deux tableaux ?

Terry Ilous : En ce moment, je ne me concentre que sur Great White et sur ma carrière d'acteur. XYZ est au repos comme on dit ici...mais la flamme n'est pas morte !

Daily Rock France : Qu'est ce qui a motivé votre décision de tourner ensemble avec Jeff Scott Soto et Jorge Salan ?

Terry Ilous : Le fait de pouvoir se produire sur scène de façon plus intimiste nous a beaucoup motivé. Les concerts ici avec Great White sont énormes. La moyenne des spectateurs varie entre 3000 et 44000 personnes, c'est fou ! Nous faisons beaucoup de festivals où beaucoup de groupes se produisent. Des spectateurs de tout âge y assistent, les parents viennent avec leurs enfants, il y a de très grosses scènes...Bref, c'est l'Amérique !

Daily Rock France : Est-il plus facile de monter une tournée aux Etats-Unis qu'en Europe ?

Terry Ilous : Oui, ici les gens adorent aller aux concerts et hésitent beaucoup moins à sortir qu'en Europe. Donc, il y a beaucoup plus de salles, de spectacles et bien sûr énormément d'artistes.

Daily Rock France : Tu as déjà une belle carrière sur le plan musical, mais sur un plan personnel, quel défi aimerais-tu relever ?

Terry Ilous : Je pense que sur le plan personnel, j'ai franchi pas mal d'obstacles...nous avons tous nos démons...la plus belle chose qui me soit arrivée dans la vie, c'est ma fille que j'ai adopté : Lily. Ma femme et moi avons perdu un enfant en 2002 et cela été très dur pour nous. Un jour, nous avons décidé d'adopter une petite fille venant de Chine et elle a changé notre vie. Je me suis marié avec mon premier amour et la vie de couple n'est pas toujours facile, surtout avec ma profession. Donc mon défi serait de réussir ma vie de couple et d'être un bon père.

Daily Rock France : Que peut-on te souhaiter pour l'année 2015 et quels sont tes projets ?

Terry Ilous : La santé...j'ai beaucoup de projets et je suis très actif ! Donc avec de la chance et de la volonté, quelques-uns vont aboutir. Pour réussir, il faut avoir du talent bien sûr...mais beaucoup de gens en ont. Il faut donc énormément de volonté et de persévérance. Et surtout bien choisir son entourage.

Remerciements à Terry Ilous et à Run To The Stage qui m'a permis de réaliser cette interview.

mercredi 4 février 2015

[Preview] BARBACK / MALKAVIAN / DYSMORPHIC / BEYOND THE STYX - Angers le 13 février 2015


Pour certains, le vendredi 13 est synonyme d'évènements malheureux et de catastrophes inexpliquées. Pour d'autres, cette date est au contraire associée à la chance. Et de la chance, vous en aurez ce soir là grâce à l'association Holster Rock qui vous a concocté une soirée que vous n'êtes pas près d'oublier. Au programme, quatre groupes prêts à en découdre dans des styles bien différents et qui devraient en contenter plus d'un.
 
Tout d'abord BARBACK qui nous avait bien convaincu avec leur dernier EP (http://www.daily-rock.fr/barback-ep/) et qui devrait à domicile faire le plein. Inutile de préciser qu'ils ne vont pas se laisser impressionner et qu'ils vont tout faire pour être à la hauteur.  

Les nantais de MALKAVIAN ne viennent pas de très loin mais ne feront pas le déplacement pour rien. Signé chez le label Finisterian Dead End (Breakdust, Pictured, The Ersatz...), leur power Thrash est efficace et maitrisé. C'est gonflé à bloc qu'ils viendront défendre leur album "The Worshipping Mass" sorti l'année dernière.  

DYSMORPHIC que l'on a pu voir l'année dernière du côté du Chabada lors de la soirée Angers Likes Metal (Avec notamment Zuul FX et Dagoba) reviennent nous ravir les tympans avec leur Death Metal technique d'une précision chirurgicale. Prêt pour la deuxième couche ?

Autant influencé par Pantera que par Hatebreed, que par Nevermore ou Lamb Of God, le Hardcore de BEYOND THE STYX est riche et varié. Leur premier album "Leviathanima" produit au Dome studio (One Way Mirror, T.A.N.K, Abysse, Arcania...) sort le 07 février. Un groupe à découvrir en live !

Je vous donne donc rendez-vous le 13 février...Et comme le dit si justement le proverbe : "Les absents ont toujours tort".

Préventes et informations supplémentaires sur weezevent :  https://www.weezevent.com/holster-rock-present-barback-malkavian-beyond-the-styx-dysmorphic

dimanche 1 février 2015

DANKO JONES - Fire Music


Danko Jones, power trio mené par le guitariste du même nom a de l'énergie à revendre et ne se prive pas de nous le faire savoir. Mais au fait, peut-on réellement parler de groupe ? Pas sur tant le charisme du chanteur est évident et quelque peu écrasant pour les autres membres. Peu importe, ils refont surface trois ans après l'excellent "Rock and Roll is Black and Blue".
Produit par Eric Ratz (Billy Talent, Monster Truck, Cancer Bats...) ce disque dispose d'un son puissant (mais sans être forcément agressif), les riffs sont ultra convaincants et les mélodies facilement mémorisables. Le propos principal de ce "Fire Music" est un heavy rock avec une forte tendance au mid tempo ultra efficace. L'album dans sa globalité possède cette qualité soudaine et arrogante, traduisant sans doute la confiance d'un groupe qui sait qu'il n'a déjà plus rien à prouver et qui par conséquent se permet tout. Les refrains se retiennent mieux qu'un discours de Phil Anselmo après une soirée bien arrosée et ce disque renferme suffisamment de pépites pour vous faire saliver. Immédiat et impeccablement interprété, il tient toutes ses promesses et devrait vous convaincre dans la durée.
Les canadiens ne nous surprennent pas outre mesure mais empilent les bons titres et ne se contentent pas d'un exercice de style, mais nous proposent celui qui est le leur depuis de nombreuses années maintenant. Le son est brut, sans artifices et sans complétement perturber sa ligne directrice, ce nouvel opus suit la droite lignée de son prédécesseur. Il reste dans une certaine cohérence artistique, le chant aidant à cimenter l'ensemble. Confirmant sa singularité, Danko Jones le chanteur, navigue toujours avec panache et propose une belle énergie avec une voix plus intense que jamais.  
Autant reconnu pour ses prestations scéniques que ses hits radiophoniques, le combo originaire de Toronto possède un feeling rock & roll qui fait défaut à certains, et hors de question ici de faire des manières, l'objectif étant très clair, vous procurer une furieuse envie de taper du pied et de secouer la crinière. 
Encore un très bon cru que l'on aura plaisir à entendre sur scène. Car là aussi, Danko Jones est une valeur sure. Il mérite donc toute votre attention tant il contient de quoi satisfaire les plus indécis d'entre vous. Je vous invite donc à vous le procurer dès sa sortie et même si vous n'êtes pas fan, ce disque vous aura à l'usure. 


dimanche 25 janvier 2015

ONE WAY MIRROR - Capture


L'évolution n'est pas forcément le point fort de One Way Mirror puisque l'on retrouve les schémas musicaux qui nous avaient séduits sur "Destructive By Nature" et sur leur premier album éponyme. Alors certes, nous ne sommes pas en présence d'un groupe qui repousse les limites du genre et qui pousse l'originalité à son paroxysme mais il faut avouer que la formation arrive sans peine à nous convaincre. Il y a un je-ne-sais-quoi qui fait la différence et le tour de force de ce "Capture" est de se placer dans un sillon relativement novateur en allant braconner dans différents styles sans pour autant tourner le dos à leur univers. Contradictoire me direz-vous ? Tout à fait et c'est justement cela qui nous intéresse chez eux.
Il est clair qu'à la première écoute, on se rend compte qu'ils nous resservent sur un plateau leur recette qui a déjà bien fonctionné et qui repose sur des ingrédients bien classiques mais ô combien efficaces. Ils restent fidèles à ce que l'on a toujours entendu d'eux, à savoir un son moderne et mélodique ponctué de très bons moments et sans aucun gros défaut majeur. Et malgré ce côté formaté qu'ils assument entièrement, on ne peut s'empêcher d'apprécier ces 12 titres qui restent malgré tout des petites bombes de Metal moderne.
La prestation de Guillaume Bideau est à souligner, passant allègrement d'un chant burné très scandinave dans l'esprit à un phrasé plus accessible en chant clair. Cette ambivalence est sans nul doute une des forces du groupe. Résolument abouti, la technicité des musiciens est une vraie réaction épidermique à la pop sirupeuse qui inonde nos radios et les secousses sismiques sont nombreuses.
Il ne s'agit pas toutefois d'un copier/coller du précédent album et on se laisse volontiers surprendre par le rendu sonore qui est à la fois simple et sophistiqué. La production quant à elle dégage une puissance qui laisse tout de même chaque instrument là ou il doit se trouver.
Ce all star band (composé avec des membres de Mnemic, Lyzanxia, Phase I, T.A.N.K et General Lee) maitrise parfaitement bien son sujet, l'énergie est au rendez-vous et bien que "Capture" ne brille pas par son originalité, on ne peut par contre rien leur reprocher sur leur capacité à composer des hits en puissance. Ils ont en eux un sens du tube qui demeure intacte, sans doute une manière de nous signifier qu'ils peuvent évoluer sans forcément s'oublier. Contradictoire me direz-vous ? Encore une fois oui !
Au final, un opus qui a le mérite d'être vraiment très agréable à écouter avec des morceaux d'une qualité certaine. Les réfractaires du genre n'apprécieront sans doute pas cette modernité mais les fans seront comblés avec certitude. 


lundi 19 janvier 2015

ULI JON ROTH - Scorpions Revisited


L'année 2015 correspond au 50ème anniversaire du groupe allemand Scorpions et cela n'a bien évidemment pas échappé à l'un de ses tout premiers guitaristes Uli Jon Roth. Bien que ne faisant plus parti du groupe depuis 1978, c'est à dire une éternité, il nous offre ici un best of de 19 titres, signés à l'époque avec Rudolf Schenker et Klaus Meine pour les albums "Fly to the Rainbow" (1974), "In Trance" (1975), "Virgin Killer" (1976) et "Taken by Force" (1977).
Le guitar hero s'est donné les moyens de ses ambitions en allant réenregistrer à l'endroit même (Hanovre) où il y a quelques décennies de cela, il enregistra ces morceaux qui pour la plupart sont devenus des classiques. Il se fait donc tout naturellement le porte drapeau de ces compositions écrites entre 1973 et 1978 et les revisitent de manière millimétrée et inspirée.
La complémentarité entre le "Hendrix allemand" et les jeunes musiciens qui l'accompagnent est remarquable et ils trouvent ensemble le parfait équilibre entre hard rock à l'ancienne et production actuelle. Le contenu musical est de qualité et ce n'est rien de le dire, Uli Jon Roth signant là son meilleur album depuis bien longtemps.
Son jeu de guitare est incisif, lumineux et les envolées psychédéliques sont parfaitement maitrisées, aériennes, atmosphériques et les refrains imparables. Dotés de ces arguments, le guitariste au bandana se met en scène sans être totalement omniprésent et aligne les solos avec une dextérité hallucinante. Il allie feeling et groove avec une aisance incroyable et contrairement à d'autres guitaristes plus ou moins talentueux, il possède un sens aigüe de la mélodie sans tomber forcément dans l'étalage technique.
Que l'on soit enclin ou pas à apprécier ce style, la présence de cet éternel hippie donne du corps à l'ensemble et le tout est captivant. "We'll Burn the Sky" par exemple dont les paroles ont été écrites par la dernière petite amie de Jimi Hendrix, est un titre exceptionnel alternant les couplets rapides et d'autres beaucoup plus lents et qui se termine par un magnifique solo que l'on devine aisément dédié à son maitre par Uli Jon Roth. Ce guitariste légendaire hors du temps et aussi cosmique que certains de ses albums nous propose là un condensé de ce qu'il sait faire de mieux et bien que ce ne soit que des relectures, on en redemande volontiers.
Voici donc un album incontournable non seulement par sa qualité mais également car il nous propose une nouvelle façon de découvrir ce que jouait Scorpions au début de sa carrière. Nos inquiétudes quant à l'avenir de ce charismatique guitariste sont donc effacées d'un revers de main à l'occasion de ce nouvel opus, qui vient nous rappeler qu'il va falloir compter sur lui encore quelques années.  


mardi 6 janvier 2015

ALPHA TIGER - Identity


Anciennement connu sous le nom de Satin Black, la jeune formation allemande d'Alpha Tiger nous propose ce mois-ci sa troisième livraison après "Man or Machine" (2011) et "Beneath the Surface" (2013). 
Après l'intro de rigueur, l'album s'ouvre avec "Lady Liberty" un titre de Heavy Metal pur jus à consonance Thrash estampillé 80's. Un morceau bien speed et très efficace qui laisse présager du meilleur...Hélas, la suite est moins mémorable et se révèle même poussive. Les clichés sont nombreux (voir la pochette) et leur musique prend une dimension NWOBHM (New Wave of British Heavy Metal). On sent que le quintet a passé de longues heures à disséquer la discographie d'Iron Maiden afin d'en tirer le meilleur mais l'empreinte de la vierge de fer est trop présente.
Pour autant, se limiter à cette comparaison facile et évidente serait aller vite en besogne car on peut penser également à Helloween, Running Wild, Enforcer ou bien Steelwing. Le chant quant à lui est vraiment difficile à appréhender, Stephan Dietrich tapant dans les aigües avec insistance et se montrant du coup aussi agaçant que Nicolas Anelka sur un terrain de football (Ce chanteur oublie qu'en plus de chanter très haut, il faut aussi chanter juste).
Ce groupe plein d'énergie n'arrive pas à se canaliser et manque cruellement d'originalité. Un énorme potentiel gâché selon moi par cette envie de jouer une musique old school sans y amener une touche de modernité et malgré le titre de l'album, ce combo manque sérieusement d'identité.
Les guitaristes sont bien au dessus du lot et la rythmique est accrocheuse mais cela ne suffit pas pour sauver cet opus du naufrage et il est vraiment difficile de rester concentrer jusqu'au bout. Alpha Tiger a les moyens de vous asséner quelques coups de griffes mais certainement pas de vous faire rugir.
Alors à qui s'adresse ce disque ? Qui est susceptible de l'apprécier ? Tout d'abord à ceux qui ont été conquis par leurs deux premières sorties et ensuite aux nostalgiques qui verront en eux une sorte de relève et qui auront l'impression d'en avoir pour leur argent. Ceci dit, ce n'est pas gagné ! 


www.spv.de (Spv / Steamhammer records) 

lundi 5 janvier 2015

FURIOUS ZOO - Back to Blues Rock


Parmi les nombreux projets de Renaud Hantson, il y a bien sur Furious Zoo. Habitué à nous délivrer du Big Rock, il délaisse cette fois-ci ce genre et opère un retour aux fondamentaux. Comme à chaque fois avec ce chanteur (qui à mon avis n'est pas reconnu en France à sa juste valeur) le menu est généreux et ce n'est pas moins de seize titres qui garnissent copieusement ce "Back to Blues Rock". De nombreuses influences sont palpables mais hors de question de parler ici de plagiat puisque l'on décèle une véritable identité qui fait vraiment plaisir à attendre. On pourrait plutôt parler d'hommage par moment tant la ressemblance avec certaines formations est flagrante. En mélangeant du neuf avec du vieux, et fort d'une longue expérience, Furious Zoo trouve la formule idéale et démontre une maitrise parfaite que seule des musiciens ayant roulé leur bosse assez longtemps peuvent sublimer. Un album sans prétention et aucune faiblesse dans l'exécution, le chant de Renaud Hantson étant toujours aussi convaincant et possédant un timbre de voix facilement identifiable. Il se rapproche même parfois dans ce style de David Coverdale (Whitesnake) ou de Glenn Hughes (Deep Purple, Black Country Communion). Le guitariste Michaël Zurita est toujours très inspiré et que dire de cette section rythmique (Joe Steinmann / batterie et Julien Loison / basse) si ce n'est qu'elle est particulièrement solide et efficace.  Le dénominateur commun de toutes ces chansons est bien évidemment le Blues et Furious Zoo nous offre là un album varié alternant le pêchu et des morceaux plus lents mais tout aussi réussis. Un album donc très recommandable pour tout amateur de Blues Rock dont je fais parti. A noter quelques reprises dont une du célèbre groupe américain Canned Heat.